Alors que nous entamons notre troisième semaine de confinement, l’heure est encore à la compréhension de la crise que nous vivons. Les crises sanitaires sont à l’origine de la plupart des changements de civilisation. Fort heureusement, le coronavirus ne semble pas à la hauteur de la peste noire, la fièvre jaune ou la variole. Ce qui fait la force de l’Homme est sa capacité à s’adapter, la fin du monde n’est pas pour demain par contre le changement lui est permanent !

Choc Exogène

Il est primordial de rappeler que c’est une crise sanitaire qui se propage à l’économie. Il s’agit par définition d’un choc exogène. Un évènement brutal et imprévisible qui affecte le fonctionnement d’une économie et en perturbe l’équilibre. D’un point de vue économique cette crise n’a pas de responsable, pas de déclencheur humain. En voyant la vague arriver, l’imaginaire collectif était dans une forme de déni assez caractéristique de ce type de situation (cf : « Le nuage s’est arrêté à la frontière »).

La prise de conscience a cependant été rapide et des mesures drastiques, comme le confinement, ont été mises en place pour une durée indéterminée. On estime que l’ensemble de ces mesures réduit le fonctionnement de l’économie française à 25% de ses capacités. L’action conjointe des banques centrales et des gouvernements que nous avions évoquée dans l’article « Où est la confiance ? » est d’une ampleur historique. Ces mesures construisent « un pont » qui maintient l’économie à flot pendant le confinement. Elles seront efficaces si la crise profonde que nous traversons est courte et intense. A contrario elles ne sont pas soutenables si la crise dure et que l’économie ne se relance pas rapidement.

 Qu’en pensent les marchés ?

Pour les marchés financiers ces mesures comblent le manque de liquidités. La course à la liquidité des dernières semaines à malheureusement fait perdre toute rationalité aux marchés. Les besoins de cash primant sur la valeur fondamentale des actifs. Plus les positions ont des effets de levier importants plus on observe un effet boule de neige. Les investisseurs doivent payer les pertes pour maintenir la position sous peine d’être liquidée par le courtier.

Du coté des grandes entreprises ces mesures permettent de conserver les lignes de crédit, de se refinancer ou de combler un besoin de trésorerie auprès des banques. Aujourd’hui les entreprises les plus en difficulté sont dans des secteurs ou l’arrêt de l’activité est quasi-total et où les couts fixes sont très importants. On pense notamment aux compagnies aériennes.

Et pour les particuliers ?

Les particuliers semblent garder leur calme dans la crise actuelle, car ils ont sans aucun doute d’autres inquiétudes plus importantes et qu’ils comprennent tous les composants de cette crise. Le cycle de baisse que nous vivons se terminera par une purge qui ne semble pas encore arrivée. La « capitulation » est identifiable par la sensation de fin du monde qui se propage à cet instant, même les plus fervents acheteurs semblent découragés. Il est toutefois certain que la crise que nous traversons va ouvrir une période d’opportunités extraordinaires.

Boursicoter fait partie des quelques activités à faire avec un écran quand on s’ennuie. Attention cependant à ne pas se croire plus malin que tout le monde, le marché nous apprend avant tout l’humilité. Rappelons que le marché n’est pas un casino ! Il y a des fondamentaux à connaitre, une méthodologie à appliquer dans l’analyse d’un actif, surtout dans un objectif à long terme.

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